Actions pour la protection de l’enfance

Afin que l’urgence sanitaire à laquelle nous sommes confrontés n’aggrave pas leur situation, les enfants en danger et les enfants protégés doivent faire l’objet d’une vigilance encore plus forte. Dans un contexte où les enfants qui relèvent de la protection de l’enfance sont de fait plus nombreux à être accompagnés en journée, avec la fermeture des écoles, collèges, lycées, et où les professionnels peuvent avoir plus de difficultés à s’organiser du fait des mesures gouvernementales de lutte contre la progression de l’épidémie, plusieurs actions ont été engagées pour répondre à ces enjeux.

Accueil et scolarisation des enfants des professionnels de la protection de l’enfance

Depuis lundi, les professionnels exerçant dans les établissements et services départementaux, publics et associatifs de protection de l’enfance et de protection maternelle et infantile font partie des professionnels désignés prioritaires pour bénéficier de la garde d’enfants, de l’accès aux écoles et collèges, de l’accueil en crèche et de la scolarisation de leurs enfants.

Cette décision, concertée avec le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer et mise en place en lien avec Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, confirme l’engagement du gouvernement à maintenir l’activité dans les structures du secteur de la protection de l’enfance et garantir ainsi la sécurité et la qualité de l’accompagnement des enfants protégés dans cette période particulière.

Mise à l’abri et prise en charge des mineurs et jeunes majeurs non accompagnés

Parmi les mesures d’urgence adoptées ce weekend à l’Assemblée nationale, nous avons voté l’interdiction de sortie des dispositifs de l’Aide sociale à l’enfance de chaque enfant atteignant sa majorité durant la période de crise du Covid-19. Nos débats ont également permis de réaffirmer que tout jeune évalué mineur ou majeur sera mis à l’abri, soit par une prise en charge par l’Aide sociale à l’enfance, soit via un hébergement d’urgence, durant cette même période de crise exceptionnelle.

Continuité du service 119

Les mesures de confinement, indispensables à l’endiguement de l’épidémie de COVID 19, exposent les mineurs aux violences intrafamiliales et conjugales de façon plus importante. Dans ce contexte, les possibilités de s’extraire de ces situations par le biais de l’école et des activités extrascolaires ou de se confier à un tiers sont limitées. Pour tout cas de danger grave et immédiat, avec nécessité d’une intervention sur place, il convient de contacter les services de première urgence : les services de police ou de gendarmerie (17 ou 112), les pompiers (18 ou 112) ou le Samu (15). Ces services restent mobilisés pour ces situations d’urgence.

Le 119, numéro d’appel pour l’enfance en danger, continue à être joignable 24/24 et 7jr/7 ; les appels d’enfants restent prioritaires. L’ensemble des écoutants du 119 restent mobilisés pendant la crise. Il n’y aura pas d’interruption du service.

Redoublons de vigilance et composons le 119 si l’on est témoin, même auditif, même dans le doute, de violence commise sur un enfant, quelle que soit sa nature. Un geste simple, qui peut sauver la vie d’un enfant. Cela vaut également pour les enfants et adolescents confrontés à une telle situation pour eux-mêmes ou pour un autre mineur en danger. L’appel, gratuit depuis tous les téléphones, n’apparaît sur aucun relevé téléphonique.

Les associations restent mobilisées

Les associations de protection de l’enfance restent plus que jamais à l’écoute pour fournir des conseils ou des orientations vers des services compétents, notamment :

–       La Voix De l’Enfant : 01 56 96 03 00

–       L’enfant Bleu – Enfants maltraités : 01 56 56 62 62

–       Colosse aux pieds d’argile : 07 50 85 47 10

–       Stop maltraitance / Enfance et Partage : 0 800 05 1234

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