Une autre prison est possible, maintenant !

 

Une autre prison est possible, maintenant !

 

Visite de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis

 

 

Dans les prisons, une épidémie contenue et une baisse inédite de la surpopulation carcérale

 

Afin d’éviter la propagation du coronavirus dans les prisons, des mesures d’urgences ont été prises lors du confinement. La fermeture des parloirs et la limitation des contacts avec l’extérieur ont permis de réduire les risques de faire rentrer le virus au sein des établissements. Des dispositions ont également permis la libération anticipée de détenus en fin de peine afin de faire baisser le taux d’occupation élevé des prisons, peu compatible avec les exigences sanitaires.

Ces mesures ont atteint leur objectif : elles ont permis, ainsi que je l’ai constaté à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis que j’ai visitée jeudi, de contenir l’épidémie. L’excellente coordination des personnels de l’établissement, leur anticipation et leur capacité à mettre en place des réponses appropriées rapidement ont également été décisives. Je tiens à le saluer. La plus grande maison d’arrêt d’Europe, où l’on craignait une diffusion massive de l’épidémie, n’a connu que quelques cas, rapidement circonscrits, et peu d’incidents en détention. Ces mesures ont aussi conduit à une baisse de la surpopulation carcérale inédite : le taux d’occupation moyen de nos prisons est passé sous la barre des 100%. S’il reste d’importantes disparités sur le territoire, nombre d’établissements ont vu leur population baisser. A Fleury-Mérogis, en l’espace de quelques semaines, le nombre de détenus est passé de 3881 à 2634 pour un peu plus de 2800 places au total, soit une baisse de 35%.

 

L’objectif : faire de la détention un temps utile

 

Cette baisse de la surpopulation carcérale n’est pas qu’une histoire de chiffres. Les équipes de Fleury-Merogis me l’ont dit : ce nombre de détenus réduit leur permet une meilleure prise en charge des détenus, une individualisation du suivi mais aussi une nette amélioration des conditions de travail des personnels. Il permet de faire de la détention un temps utile, dans chaque établissement. Il est bien plus aisé de mettre en place pour chacun un accompagnement approprié, de la formation, de l’activité ou encore un travail sur les addictions pour faciliter sa réinsertion à la sortie. Et mieux réinsérer, c’est éviter la récidive et mieux protéger l’ensemble de la société. Nous avons donc tous à y gagner.

 

Une opportunité à saisir, maintenant

 

Cette crise nous montre qu’il est possible de réduire cette surpopulation que l’on croyait chronique. Il est possible de faire de la prison une peine utile, même en maison d’arrêt. Il est possible de mieux réinsérer pour mieux nous protéger. Alors que le taux d’occupation des prisons est historiquement bas, nous politiques devons absolument nous saisir de cette opportunité. Nous devons encourager les acteurs de la justice à poursuivre dans cette voie et leur donner tous les outils nécessaires.

Aidons-les à maintenir la coordination accrue et efficace qui s’est installée pendant la crise entre les acteurs des parcours de peine (juges d’application des peines, procureurs, services d’insertion et de probation, etc.). Encourageons le dialogue et renforçons leurs outils de pilotage.

Permettons-leur de se saisir de la nouvelle échelle des peines que nous avons votée en 2019. Elle prévoit que les peines de prisons de moins d’un mois, inefficaces, seront supprimées. Celles inférieures à un an devront être, au maximum, effectuées en dehors des prisons en privilégiant la détention à domicile, le travail d’intérêt général ou encore le placement extérieur. N’oublions pas que le taux de récidive à la sortie de prison est de 61%, mais qu’il tombe à 34 % quand le condamné a exécuté une peine alternative telle que le travail d’intérêt général. La protection de tous est en jeu.

Et pour que cette réforme porte pleinement ses fruits, il nous revient de travailler non seulement avec les acteurs de la justice mais aussi avec les collectivités territoriales, les entreprises et les associations pour que chacun s’en empare. Parce que la lutte contre la récidive est dans l’intérêt de tous les citoyens, elle exige l’implication de tous.

Une autre prison est possible, une autre politique pénale est prête à être mise en œuvre. Beaucoup sont conscients de l’urgence et déterminés à saisir cette opportunité. Relevons maintenant ce défi d’une meilleure réinsertion !

 

Assemblée nationale :

  • Conférence des Présidents
  • Réunion d’équipe hebdomadaire
  • Réunion du groupe la République en Marche autour du Ministre de l’économie, Bruno Le Maire
  • Réunion des commissaires aux Lois La République en Marche
  • Présidence de la commission des Lois : examen du projet de loi projet de loi portant annulation du second tour du renouvellement général des conseillers municipaux et communautaires, des conseillers de Paris, et des conseillers de la métropole de Lyon de 2020, organisation d’un nouveau scrutin dans les communes concernées, fonctionnement transitoire des établissements publics de coopération intercommunale et report des élections consulaire

 

 


Assemblée nationale :

  • Présidence de la commission des Lois : examen de la proposition de loi visant à permettre aux conseils départementaux d’accorder des subventions aux petites et moyennes entreprises et industries et aux artisans fragilisés, en particulier du secteur du tourisme, par la crise du covid-19

   

  • Réunion de travail sur la proposition de loi instaurant des mesures de sûreté à l’encontre des auteurs d’infractions terroristes à l’issue de leur peine – J’ai été désignée rapporteure de cette proposition de loi, dont je suis l’auteure avec mon collègue Raphaël Gauvain. Pour en savoir plus, consultez mon communiqué de presse en cliquant ici.
  • Bureau du groupe La République en Marche
  • Réunion de la mission d’information COVID-19
 

Assemblée nationale :

  • Visite de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis

 

 


Assemblée nationale :

  • Séance publique : examen du projet de loi projet de loi portant annulation du second tour du renouvellement général des conseillers municipaux et communautaires, des conseillers de Paris, et des conseillers de la métropole de Lyon de 2020, organisation d’un nouveau scrutin dans les communes concernées, fonctionnement transitoire des établissements publics de coopération intercommunale et report des élections consulaire

 

 

Circonscription :

  • Visite de l’EHPAD Champsfleur au Mesnil-le-Roi (retrouvez l’article de la visite ICI)

   

  • Tournée des commerçants à Maisons-Laffitte

 

 

Pour rester informé(e) de l’actualité de Yaël Braun-Pivet, inscrivez-vous ICI.

Pas de commentaires

Poster un commentaire